Objectif Réa

Moi, ma vie, mes histoires et ma passion: le cinéma

10 novembre 2007

GeekPoesie

Et si Maurice Carem avait connu l'informatique, voila ce que cela pourrait donner:

Dans mon disque dur il n'y a,
Pas de règle ni de compas,
Mais une bonne partie de ma vie
Et le crack de tuneup utility.

Dans mon disque dur il n'y a,
Pas de crayon ni de cahier,
Mais quelques films de Clara
Et un fichier image de mon PC.

Dans mon disque dur il n'y a,
Pas de cartable ni de devoir,
Mais l'install de God of War
Et le dernier cd de madonna.

Mais tout ceci est virtuel
Et ma vie est bien réelle,
Suis-je de cette génération accroc
à mon level 70 sur WoW

Hop hop, merci Maurice! Allez à vous d'en trouver, j'attends votre GeekPoésie.

Posté par TitusLeo à 14:52 - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'est de toi?

Posté par a2, 10 novembre 2007 à 18:00

Oui c'est mon Oeuvre!!!

Posté par Titus, 10 novembre 2007 à 18:53

terrible ! je vais en faire la pub sur Palikir !

Posté par fred, 10 novembre 2007 à 19:33

Félicitations c'est titanesque.

Posté par Zali L. Falcam, 10 novembre 2007 à 19:51

Bravo alors! J'ai essayé mais j'ai pas assez de connaissances techniques pour le faire...

Posté par a2, 12 novembre 2007 à 21:47

hum

je suis ravie d'avoir un fils poete.
mais , si j'écris ce ne sera absolument pas dans ce style alors dois-je?
cat.

Posté par cat, 13 novembre 2007 à 15:57

télé!

la télé a pris
sa place dans la maison
les parents l'ont mis
au milieu du salon,

plus de grands jeux sans fin,
plus de courses dans l'allée
et oui l'ére des copains
semble s'être envolée.

d'après maurice carême

Posté par cat, 15 novembre 2007 à 12:58

http://celte25.skyrock.com/

La conscience ; un poème de Totor


Lorsqu’avec son traitement contre les maux de tête
Echevelé, livide au milieu des pipettes,
Caïn se fut enfuit de devant la sécu,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’un hôpital, un nouveau C.H.U. ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors mutuelle
Lui dirent : Couchons-nous sur le lit, et dormons.
Caïn ne dormant pas, songeait au déficit.
Ayant levé la tête, sur le grand plafond blanc,
Il vit un trou béant des caisses de santé,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement.
_ Je suis radié, dit-il avec un tremblement.
Il réveilla ses fils dormant, sa femme en exams,
Et se remit à fuir sinistre dans les stats.
Il marcha trente jours, il marcha trente nuits.
Il allait, muet et frémissant aux bruits,
Furtif, sans regarder les factures, sans trêve,
Sans repos, sans sommeil. Il atteignit la grève
De tout le personnel des centres hospitaliers.
_ Arrêtons nous, dit-il, l’hosto est conventionné.
Restons-y. Nous avons la carte chargée aux bornes.
Et, comme il s’asseyait, il vit les bilans mornes
La courbe était tombée au bas de la colonne.
Alors il tressaillit en proie au noir frisson.
_ Cache-moi, cria-t-il ; et, le doigt sur la bouche,
Tous ses fils savaient qu’il travaillait au noir.
Caïn dit à Jabel, travailleur émigré
Et qui n’a pas obtenu de carte de séjour ;
Manifeste dans la rue avec le syndicat.
Et l’on développa la banière flottante ;
Et, quand on eut distribué les tracts syndicaux ;
Vous ne voyez plus rien ? dit Tsilla, l’enfant blond,
La fille de ses fils, qu’a des papiers en rêgles ;
Et Caïn répondit : Je vois la courbe encore !
Jubal, chef de ceux qui pasent dans les rues
Criant dans les micros et hurlant des sloggans,
Cria : Je saurai bien construire une barrière.
Il fit un piquet d’grêve et mit Caïn derrière.
Et Caïn dit : La courbe est toujours aussi basse !
Hénoch dit : Il faut faire un scrutin à deux tours
Si terrible, qu’aucune fraude soit possible,
Entamons une grève avec un préavis.
Entamons une grève, et nous la conduirons.
Alors Tubalcaïn, chef de cabinet,
Employa le menace énorme et surhumaine.
Pendant qu’il négociait, avec les syndicats,
Les C.R.S. cognaient sur les manifestants,
Et on mettait en tôle quiconque contestait ;
Et le soir, on parlait aux infos d’la télé.
Des cliniques privées remplacèrent le service public,
Il fallait de l’argent afin d’être soigné
Et les pauvres mourraient faute de personnel ;
Le résultat du vote fit le malheur des pauvres ;
Il engendra la fin de la sécurité sociale ;
Sur la porte on grava : « Défense d’être malade. »
Quand ils furent rentrés d’la manifestation,
On transmit le mot d’ordre aux journaux d’la télé.
Et lui restait lugubre et hagard. O mon père !
La courbe a montée ? Dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : -Non, elle est toujours basse.
Alors il dit :- Je veux une prise en charge
Comme c’était avant une prise à cent pour cent ;
J’aurai une I.R.M., de bons remboursements.
On fit un formulaire, et Caïn dit : C’est bien !
Puis il s’en alla seul jusqu’à la pharmacie.
Quand il se fut assis sur la chaise du dentiste
Et qu’on eut pratiqué une radiographie
La courbe était tombée au bas de la colonne.



Henri Lasserre, d’après La Conscience, un célèbre poème tiré de la légende des siècles que mon ami Totor, écrivit en 1859.

Posté par kochka, 15 novembre 2007 à 21:18

Mignonne, allons voir si la chaîne

Mignonne, allons voir si la chaîne
Ron Sarh à Khas Andress

Mignonne allons voir si la chaîne
Qui ce matin était sur pause
Sa télécommande zappait
A point perdu ce beau CD
Le dernier tube de Johny
Et son supplément gratuit.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
La chaîne, elle a dessus la place
Las ! las à côté des mouchoirs !
O vrayment ce n’est pas très cher
Puisqu’un tel meuble Hifi nous sert
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre chaîne déconne
En sa plus verte nouveauté,
Prenez, vostre lecteur cassette
Comme ceste vieille vedette
Saura toujours bien fonctionner.

Posté par kochka, 16 novembre 2007 à 12:23

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